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L’hypnose et le sport en compétition

Tout comme le lien entre corps et esprit, le sport en compétition n’est rien sans un bon mental.

Mais qu’en est-il pour la motivation, le bon mindset du compétiteur ? Le compétiteur qui brille à l’entrainement et qui une fois arrivé en compétition perd tous ces moyens. Que se passe-t-il ?

Dans cet article je vais expliquer les raisons possibles et illustrer tout ça avec des graphiques.

La vie d’un sportif, ce sont des hauts et des bas, mais un sportif qui vise un objectif ambitieux doit minimiser ses haut et bas. Mais est-ce qu’il le peut toujours ?

Sur ce schéma la performance sur le temps d’un athlète avancé de CrossFit (la logique est la même pour les autres sports).

La ligne en noir, c'est la performance réelle.  La ligne en orange pointillée, c'est la performance max théorique (calculer avec le 1 Rm)

Ce que j'appelle performance max théorique, c’est par rapport au 1Rm

Exemple j’ai un 1 Rm à 90kg au soulevé de terre (1 répétition max à sa charge maximale 90Kg) donc si je dois faire 10 répétitions mon poids sera 67,5 kg.

Pour en savoir plus ⇒ règle de calcul ici 

À savoir que pour un athlète de compétitions le 1rm ne bouge pas beaucoup, centaine de grammes par mois en fonction des catégories de poids. Ce qui rend les entrainements souvent identiques en termes de charge.

Dans cet exemple présenté, il y a une différence pratiquement tout le temps entre perf réel et perf réel. 

On regarde ça par la suite.

Schéma 2 (avec le max musculaire)

Rouge le max musculaire relatif correspond à la force capable maxi relatif jour j, ce qui représente l'ensemble des paramètres suivants (liste non exhaustive):

  • la présence ou l’absence de courbature, 

  • l’hydratation, 

  • manque de sommeil, 

  • douleur articulaire

Choc émotionnel = décès dans la famille, échec à un examen, peine de cœur, annonce de maladie, les impôts, le coach qui s’en va.. (que des choses pourries !)


Avec cet indicateur, celui que j'appelle musculaire la différence entre la perf max théorique et la perf réel à un écart important le J3.

Le manque de sommeil causé par le choc émotionnel entraine une chute de la performance pourtant le max musculaire relatif n’est pas atteint, serte, il y a la fatigue qui rentre en compte. Mais pas de courbature ou autres qui empêcherait de faire la perf théorique. 

Pourquoi alors, si la fatigue musculaire est bonne, les perfs ne suivent pas ? 

Le mental !

Vert le mental

Si, on rajoute l’aspect mental que je considère comme état de bien être parfait pour performer. 

Ce qui ressemble à, se lever le matin, être bien dans sa tête + arriver à l’entrainement avoir la bonne musique, la clarté d’esprit, la concentration, la motivation, le plaisir, les encouragements.

Dans mon article sur l’hypnose il y a un exemple de l’état de conscience lors d’une rupture amoureuse (mais n’importe quel choc émotionnel peut ressembler à cette illustration.)

Il est souvent possible que depuis une perspective musculaire tout soit okay, mais si le sportif vie mal un événement extérieur alors les pensées parasites viendront s’immiscer dans la performance attendue.

Le cas d’une compétition avec un enjeu très fort, ça peut déclencher une anxiété inhabituellement élevée qui par effet boule de neige, empêche de dormir les quelques jours avant la compétition. Ce qui va nuire à la récupération et forcément à la performance.

Ces illustrations montrent à la fois que parfois c’est l’aspect musculaire qui est en défaut et d’autre fois l’aspect mentale.

Mais, est-ce vraiment soit l’un, soit l’autre ?

Ces illustrations sont plutôt orientées dualiste, avec une forte séparation corps et esprit, ou l’esprit est plus fort que l’esprit, ou inversement. Parfois à l’entrainement, certains coaches, disent “Allez c’est dans la tête” oui, mais comment ça marche la tête?

De plus en plus le mental est pris en comptes alors qu’avant cette partie était relégué au rang de confort voir même pour les esprits faibles. Il a fallu que certains champions comme Teddy Riner multiple champion du monde, déclare ouvertement qu'il était suivi sur le plan psychologique, pour que le monde du sport puissent faire un lien entre mental et performance. 

La performance est liée aux 2, mentale et physique. Voici une représentation avec cette façon de penser.

On passe d’une vision dualiste très forte, avec uniquement un travail physique et l’absence de travail sur le mental. A un travail corps-mental plus en lien, l’un avec l’autre.

La performance ne vient qu’avec un couple corps esprit aligné

Ce qui veut dire que pour bien performer, un travail sur le mental est nécessaire. Pour comprendre comment la tête fonctionne, afin de trouver les meilleurs leviers de performance en travaillant, entre autres, sur les croyances limitantes et atteindre la performance tant espérer.

Comment faire ?

Prenons l’exemple du stress en compétition.

Il y a beaucoup de facteur aux stress, si c’est un stress “la peur de l’échec en compétition” là il y a des éléments qui permettent de diminuer radicalement le stress. 

  • Avant la compétition 

S’entrainer à créer des états mentaux propices à la compétition, avec l’autohypnose, ancrage, conditionnement mentale. Ici l’objectif est avant tout d’apprivoiser votre mentale avec des exercices de préparation pour la compétition.

  • Pendant la compétition

Il est temps d’utiliser vos compétences acquises auparavant.

  • Créer une bulle imaginaire

Permet de couper tout l’environnement, auditif, visuel, ça doit ressembler à la même sensation, que quand on est pris dans un très bon film au cinéma. Sauf que le film, c'est votre objectif.

  • Le silence mental, baisser le débit de penser, pour avoir un minimum de penser parasites

Les pensées peuvent-être nombreuse et partir dans tous les sens, c’est pourquoi, il est important d’avoir le plus de calme mentale pour aider à la concentration.

  • Après la compétition

L’hypnose à l’avantage d'utiliser l’imaginaire pour revivre une situation, en l’occurrence, pour le stresse en compétition, se ré-imaginer la compétition, analyser ses pensées, prendre le temps d’écouter son corps de voir où sont les tensions.

Une fois les blocages identifiés, travailler dessus par le questionnement et surtout libérer le blocage émotionnel connecter à cet objectif.

Pour un résultat à terme qui sera moins fluctuant et plus en adéquation avec l’objectif


Conclusion

Les enjeux émotionnels sont compliqués pour un sportif. Sans compter la pression de réussir à la fois celle qu’on se met, celle de l’environnement, les partenaires, le coach, la famille, les supporters. De plus tous les sacrifices en dehors des entrainements, la gestion de la fatigue et de la diète stricte. 

Ce qui donne très peu de temps pour faire le point et décompresser et pourtant, savoir gérer la pression à une part significative pour la performance sportive. Même si les mentalités changent, il est plus courant d’aller voir un kiné ou un ostéo pour une douleur, ou une correction de posture. Alors qu’il l’est moins fréquent un praticien en hypnose pour une défaite dure à encaisser, la gestion d’un stress ou encore pour un alignement émotionnel-objectif.